Archive pour la catégorie ‘Astuces jardin’
Le chaulage
Connue depuis fort longtemps comme antiseptique et antifongique, la chaux est largement utilisée en horticulture.
Elle est en particulier préconisée pour traiter les arbres fruitiers et les agrumes. On appelle cette technique le chaulage des troncs.
Une application tous les deux ans au milieu de l’hiver (hors gel, cependant !) permet de protéger vos arbres des attaques de parasites (insectes) ou de champignons porteurs de maladies cryptogamiques (chancre, cloque, moniliose, tavelure…) ou bactériennes.
Vous pouvez vous procurer le lait de chaux prêt à l’emploi. Il est vendu en bidon sous l’appellation “Blanc arboricole“.
Vous pouvez également le fabriquer vous-même, c’est très facile.
Ingrédients :
- de la chaux agricole éteinte (en vente en jardinerie)
- de l’eau
Recette :
Dans un récipient peu fragile, suffisamment grand et ne craignant pas la chaleur (un vieux seau, une vieille bassine métalliques de préférence), mélangez un volume de chaux pour 2 à 3 volumes d’eau.
Mélangez bien.
Laissez reposer une nuit.
Après les avoir préalablement brossés, appliquez le “lait de chaux” sur le tronc avec un gros pinceau à badigeon jusqu’au niveau des premières branches.
Attention au bouillonnement et au dégagement de chaleur produits par la chaux lorsque vous y ajoutez l’eau. Portez des gants, un masque et des lunettes de protection. Ne mettez pas votre visage au dessus du récipient au moment de verser l’eau.
Le petit plus : un tronc chaulé est très esthétique. Certains l’utilisent même comme matériau de création artistique “Land Art” en entourant les troncs d’un ruban adhésif qui sera retiré par la suite pour laisser simplement “l’empreinte” de chaux.
Planter un arbre
Planter un arbre ne s’improvise pas. Il faut prendre certaines précautions afin de mettre toutes les chances de réussite de votre côté.
Les arbres vendus en pépinière se présentent :
- en racines nues : reprise rapide, période de plantation d’octobre à mars.
- en container : période de plantation de septembre à juin.
- en motte : période de plantation d’octobre à juin.
Il n’est pas nécessaire d’acheter de grands sujets si l’on n’est pas pressé. Un arbre plus jeune a une croissance proportionnellement plus rapide qu’un arbre acheté déjà âgé, car il s’installe plus vite dans la terre.
La taille 10/12, correspondant au diamètre du tronc à 1 mètre du sol, est souvent un très bon choix.
La fosse de plantation qui accueillera votre arbre tout neuf doit être large et profonde : 1 m x 1 m x 1 m. Les bords intérieurs de la fosse doivent être décompactés afin que les racines puissent prospecter facilement leur nouveau domaine.
Si vous souhaitez apporter de l’engrais organique, faites le au moment de la plantation, directement dans la fosse. Cela profitera mieux à votre arbre.
Le tuteur, si besoin, est à installer avant de positionner l’arbre dans la fosse de plantation.
Vous pouvez reboucher le trou de plantation en prenant bien soin de ne pas enterrer le collet. Cela favoriserait la stagnation de l’humidité à la base du tronc et donc les attaques de bactéries et champignons pathogènes à terme.
N’oubliez pas de lier le tronc de l’arbre à son tuteur, mais de façon souple, sans trop serrer. L’arbre doit pouvoir se balancer légèrement sous l’effet du vent.
Un arrosage régulier est nécessaire la première année. Tous les 15 jours suffisent , mais en grosse quantité.
Enfin, il est recommandé de pailler le sol.
Le paillage
Pourquoi pailler vos plantations ornementales ou vos cultures potagères ?

De beaux végétaux ? Un bon paillage !
Même si cela constitue un budget supplémentaire (ne le nions pas !), pailler est essentiel au jardin.
Et cela pour plusieurs (très) bonnes raisons :
- Le paillage améliore la rétention de l’eau du sol et permet une diminution voire une suppression des arrosages s’il est suffisamment épais.
- La nature a horreur du vide, il faut donc “occuper” le terrain si l’on ne veut pas qu’il soit colonisé par des indésirables. Le paillage permet de supprimer les travaux de désherbage. En effet, les adventices s’implantent très difficilement sur un épais paillis, et quand elles y arrivent, elles sont particulièrement faciles à enlever.
- L’absence de désherbage conduit à une suppression des interventions humaines (pas de griffage superficiel ni de bêchage profond du sol, aucune utilisation d’herbicides) ce qui est bénéfique pour la micro-faune du sol. Cela maintient une activité micro-biologique (aération du sol grâce à l’action des vers de terre, entre autres) indispensable au bon équilibre physico-chimique du sol. A l’image des sols forestiers, la terre se débrouille très bien toute seule pour trouver son niveau d’équilibre lorsque l’homme n’intervient pas !
Il existe plusieurs types de paillage qui possèdent tous des qualités différentes, à utiliser selon les circonstances.



Le paillage particulaire correspond à des éclats ou particules de différentes origines :
- Minérale comme la pouzzolane (roche volcanique), l’ardoise, les gravillons, graviers, galets de toutes sortes. L’avantage : sa mise en place est quasiment définitive. L’inconvénient : ils n’apportent pas de matière organique au sol et peuvent avoir un aspect un peu “froid”.
- Organique comme l’écorce de pin, les éclats de bois de feuillus, le fibralgo, les paillettes de lin, les cosses de cacao, le BRF (Bois Raméal Fragmenté), les déchets de tonte. L’avantage :ils apportent de la matière organique au sol. L’inconvénient : il faut en rajouter régulièrement (tous les ans à tous les deux ans), car ils disparaissent ou sont dispersés par les oiseaux (budget plus important sur la durée).
Tous ces paillages particulaires doivent être installés avec une épaisseur minimum de 5 cm pour être efficaces.


Le paillage sous forme de film, toile ou bâche:
- Plastique comme la bâche verte tissée (perméable à l’eau), peu écologique car non dégradable, elle reste néanmoins utile pour le paillage des talus. Il convient de l’enlever au bout de quelques années. A éviter absolument, les films plastiques noirs imperméables à l’eau.
- Organique comme la toile de lin ou de coco. Ces toiles sont biodégradables en deux à trois ans. Inconvénient : leur aspect peu esthétique lorsqu’elles se dégradent.
Il existe des alternatives au paillage, ce sont les plantes couvre-sol. Il en existe de nombreuses variétés qui rendent énormément de services et créent des scènes végétales particulièrement intéressantes et esthétiques.
En conclusion, le paillage constitue un budget supplémentaire à l’achat, mais à terme, un gain de temps et d’argent indiscutable.
La taille

L'if se taille très bien
La taille est une intervention indispensable au jardin.
Cependant, elle apparaît à beaucoup comme une opération délicate. En réalité, réussir la taille des végétaux n’est pas si compliqué si l’on respecte quelques règles de base.
Pourquoi tailler ?
Un jardin est un espace structuré, et pour qu’il le reste, il est essentiel d’intervenir régulièrement afin de contrôler la croissance des végétaux qui le composent.

Buis taillés
De plus, la taille permet de créer des formes végétales nouvelles, de stimuler la croissance de nouveaux rameaux ou de floraisons plus abondantes.

La taille structure le jardin
Que doit-on tailler ?
Tous les végétaux, ou presque peuvent se tailler. En tout cas pour ce qui concerne la plupart des végétaux d’ornement (arbres, arbustes, arbrisseaux et même vivaces).
Les conifères ne se taillent pas, à l’exception de l’If, Taxus Baccata.
Quand tailler ?
En règle générale, on intervient après la floraison pour les arbustes à fleurs.
Pour ceux qui n’en produisent pas ou de façon insignifiante (buis, fusains, houx…) on taille deux fois fois l’an lorsque les jeunes pousses apparaissent et risquent de modifier la forme de la plante (boule, cône, haie…).

Lavande taillée en boule
Comment tailler ?
On taille le bois de l’année, c’est à dire les pousses en vert.

Ilex crenata taillé en nuages
Sur une lavande, par exemple, on ne coupera pas le vieux bois car la plante a alors peu de chance de repartir à cet endroit là. En revanche elle s’étoffera sans problème depuis les rameaux taillés de l’année.
Les possibilités de taille sont très vastes et on peut créer toutes sortes de formes géométriques ou plus libres. Cela va de la simple haie taillée au carré à des formes plus complexes en spirale, en nuages…
Le pied des arbres

Pour avoir de beaux arbres, il faut protéger leur pied
Malgré son apparente solidité, l’arbre est un organisme vivant qui peut se révéler fragile si l’on n’y prend pas garde.
Son pied, tout particulièrement, est souvent maltraité et devient vite la porte d’entrée des maladies. Par “pied des arbres“ on entend le sol lui-même, ainsi que le collet et la partie inférieure du tronc.
Le sol:
C’est l’endroit où s’effectuent des échanges très importants pour l’arbre. Le sol doit être suffisamment oxygéné (O2) pour permettre une bonne croissance de l’arbre.
C’est pourquoi il faut éviter le piétinement ou la compaction due à un passage de roue de voiture, par exemple, afin de ne pas favoriser le tassement et donc l’asphyxie du sol.
Le collet :

Collet d'un hêtre adulte
Le moment de la plantation est souvent crucial. Il faut veiller à ne pas enterrer le collet de l’arbre, sans quoi on risque le pourrissement et la mort rapide de la plante.
Le tronc:
La partie inférieure du tronc des arbres est souvent endommagée par les coups répétés du rotofil ou de la tondeuse passant trop près. Dans les espaces publics, les arbres sont souvent blessés par les pare-chocs des voitures.
Ces blessures passent généralement pour être sans conséquence, mais en réalité, elles en ont pour la plante.

Tronc d'Albizia abimé par les passages répétés du rotofil
En effet, la partie externe du tronc de l’arbre est constituée des cellules qui vont lui permettre de croître.
C’est le cambium, qui se trouve juste sous l’écorce. Endommagé, il devient la porte d’entrée des maladies bactériennes et fongiques qui peuvent être fatales à la plante.
Comment protéger le pied des arbres ? Les solutions:
Un bonne protection du pied des arbres passe d’abord par un paillage efficace qui permettra de maintenir une bonne humidité et une oxygénation constante à la plante.
Différents types de paillage sont disponibles dans le commerce (écorce, paillage minéral, BRF…). Une autre solution consiste à installer des plantes couvre-sol qui ne nécessiteront aucun entretien ultérieur.
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