Archive pour la catégorie ‘Biographies’
Biographie de René Pechère (1908-2002)*
René Pechère , architecte paysagiste, est l’un des grands créateurs européens de jardins de la seconde moitié du XXe siècle.
Il se fait connaître par le jardin des Quatre saisons et le Jardin congolais qu’il réalisa à l’Exposition de Bruxelles en 1958, puis par ceux qu’il crée pour des châteaux ou de simples maisons en Belgique, en France, en Allemagne ou en Hollande.
Le labyrinthe et le jardin du cœur qu’il dessine pour les van Buuren à Uccle lui assurent une renommée internationale.
En 1960, il intervient dans le jardin du château de Corbeil-Cerf en ajoutant quatre petits jardins: une roseraie et trois “jardins secrets”, un jardin de broderie de buis, un jardin maure et un jardin vert, créant un ensemble unique dans le Nord de la France qui sera par la suite référencé dans plusieurs ouvrages.
Il s’inspire du jardin représenté dans le tableau de Dirk Bouts “Exécution du comte innocent” (ou “Décollation du comte”) peint vers 1468 (diptyque sur la justice de l’empereur Othon III, Musées royaux des Beaux-arts de Belgique) pour recréer en 1987 le jardin “des plaisirs et du savoir” du philosophe Erasme à Anderlecht aux Pays-Bas.
Le jardin suspendu de la Cité administrative à Bruxelles est un autre projet important, conçu par René Pechère autour d’allées et de fontaines et de 19 carrés de haies qui sont autant de petits salons intimes.
Sa renommée s’étend jusqu’en Iran et en Inde, où il crée des jardins respectivement à Firuzabad et Udaipur.
Selon René Pechère, “l’homme, pour être heureux a besoin de chlorophylle et de verdure. Si on peut l’entourer d’un cadre harmonieux et végétal qui élèvera son âme, soyons assurés que l’art des jardins deviendra un moyen d’éducation des masses d’une haute portée spirituelle, par une élévation indicible des instincts les plus profonds et une réponse aux véritables aspirations de l’homme”.
Sources de la biographie: www.bvrp.net; www.cr-picardie.fr; www.encyclopedie-universelle.com; www.nova-cinema.org, «Académie d’architecture/Cité de l’architecture et du patrimoine/Archives d’architecture du XXe siècle»
Biographie de Gertrude Jekyll (1843-1932)*

Gertrude Jekyll est une paysagiste anglaise, elle a été un des grands jardiniers de son temps et son influence sur l’art du jardinage reste importante.
Elle a participé à la création de plus de 400 jardins principalement au Royaume-Uni et en France et a écrit de très nombreux articles et ouvrages.

The Water garden, Vann, Surrey
Née en 1843 dans une famille aisée, elle suit des études et reste célibataire. Elle commence sa carrière dans la conception des jardins et écrit sur le sujet.
Elle vécut dans le Surrey où elle s’occupait de son jardin et produisait de nouvelles espèces de plantes.
Peintre et photographe, cette artiste influencée par le mouvement « Art and Crafts » s’est consacrée aux jardins. Ses recherches ont porté sur l’équilibre des couleurs : plates-bandes, mix-borders, jardins boisés, plantes grimpantes et rosiers.
Elle a montré l’importance de la proportion, des textures et du parfum dans les jardins.

Rosa Gertrude Jekyll 4l
Elle meurt en 1932 et laisse plusieurs livres, des centaines d’articles et des albums des photographies.
La Rosa Gertrude Jekyll 4l a été dédiée à « Gertrude Jekyll, architecte paysagère et écrivain ». C’est un arbuste de taille moyenne, robuste et très florifère à grosses fleurs rose foncé de type rosier ancien, feuilles vert très clair avec des folioles très espacées et parfum de rose ancienne.

La maison de G. Jekyll
Son travail de paysagiste est connu par les plans conservés à l’Université de Californie.
Elle a souvent travaillé à partir de 1889 avec l’architecte Edwin Lutyens et le parc du Bois des Moutiers à Varengeville-sur-Mer (Seine-Maritime) en est un exemple.Elle a écrit de très nombreux articles dans différents journaux dont The Garden et Country life.
* biographie tirée du blog Le Portralier
Biographie d’André Le Nôtre (1613-1700)*
Dès sa naissance à Paris en 1613, André Le Nôtre est prédestiné à l’art du jardin : son père et son grand-père sont les jardiniers officiels du jardin des Tuileries.
Logé directement sur le lieu de travail de sa famille, comme le veut la coutume, Le Nôtre passe donc toute sa jeunesse aux Tuileries, où il développe son goût et ses talents de futur paysagiste. Il y accumule un savoir faire certain en la matière.
Il suivra également une partie de sa formation non loin de là, dans une galerie du Louvre.
Très attaché à ce jardin, il en conservera la direction jusqu’à sa mort et refusera même l’honorable proposition du roi qui offre de l’accueillir à Versailles.
En 1635, Le Nôtre est nommé premier jardinier du duc d’Orléans. C’est à cette époque qu’il dessine son premier jardin (celui du château de Wattignies à Lille), imposant d’emblée sa griffe et sa réputation. On y trouve les allées en angles aigus, l’exposition sud est (classique), le dégradé des essences d’arbres en perspective, les grands pots Médicis sculptés dans la pierre et le théâtre de verdure qui composeront la plupart de ses réalisations.

Vaus-le-Vicomte
De ce modèle très cartésien naîtra l’expression « jardin à la française ».
Entre 1656 et 1661, il travaille avec Louis le Vau et Charles le Brun (à la demande de Fouquet) au jardin du château de Vaux-le-Vicomte. La réputation mondiale de ce chantier lui vaut le titre de contrôleur général des bâtiments du Roi, charge qui le rend responsable de différents travaux indépendants des jardins : serrurerie, maçonnerie et sculpture.

L'orangerie - Versailles
Après l’arrestation de Fouquet, Le Nôtre est engagé par Louis XIV pour réhabiliter les jardins de Versailles .Comme tout jardinier de son époque, il connaît la nature des sols et possède une véritable expertise en matière d’hydraulique.
Après s’être occupé des parterres de broderie et de toute la statuaire, il s’ingénie à installer de multiples jeux d’eau. Comme dans nombre de ses chantiers, il y insère un canal entre le parc et le jardin. Cet alignement contribue à élargir les perspectives et à embellir le premier plan qui semble par effet d’optique reposer sur l’eau.
Cette réhabilitation du parc de Versailles demeure, avec Vaux-le-Vicomte, une de ses œuvres majeures.
A l’instigation de Colbert cette fois, il s’occupe en parallèle de parfaire le jardin des Tuileries. Il ouvre notamment plusieurs perspectives dont l’une servira de tracé à la future avenue des Champs-Élysées.

Versailles-Les grandes eaux
On attribue encore à Le Nôtre l’origine des jardins des châteaux de Chantilly, Saint-Germain-en-Laye, Saint-Cloud, Sceaux, Meudon et Marly le Roi (ultime résidence souhaitée par Louis XIV).
Actif également à l’étranger, Le Nôtre donne des instructions pour les jardins de Greenwich et de Windsor en Angleterre et pour ceux du Vatican en Italie.
Anobli en 1681, Le Nôtre choisit pour armes : « un gros chou cabus dont les premières feuilles pendent des deux côtés comme des plumes ».
A quatre-vingt sept ans, l’artiste s’éteint, léguant à la postérité de nombreux jardins universellement renommés, tous aménagés à la française, c’est-à-dire dans des perspectives et géométries parfaites.
Il est enterré à Saint-Roch, à proximité des Tuileries, son jardin de prédilection.
* biographie tirée du site Helzear
Biographie de La Quintinie (1624-1688)*
Jean-Baptiste La Quintinie nait en 1624 en Charente.
Après des études de droit, il est reçu à Paris comme avocat à la Cour du Parlement, et maître des requêtes de la Reine. Le président de la Cour des Comptes, Jean Tambonneau, le remarque et lui confie l’éducation de son fils Michel.
La Quintinie part alors pour un voyage en Italie, dont les jardins servent de référence en France encore à cette époque, afin de familiariser son élève avec les arts. Sa passion pour les jardins se révèle alors, et il décide de se consacrer à cet art du jardinage et de la culture.
Féru d’auteurs anciens comme Pline et Columelle, il se met aussi au fait des théories contemporaines, et s’exerce à leur pratique dans le jardin que lui confie M. Tambonneau à Paris.
Sa renommée le fait bientôt appeler par les grands de l’époque.
Il crée des jardins potagers et fruitiers à Sceaux, Rambouillet, Vaux-le-Vicomte. Il fait partie de l’équipe de créateurs que Louis XIV débauche, lorsqu’il disgrâcie en 1661 son surintendant Nicolas Fouquet. Il reçoit alors la direction de l’ancien potager de Louis XIII à Versailles.
En 1670, il est fait directeur de tous les jardins fruitiers et potagers royaux, charge créée pour lui. Tout en continuant à veiller sur ses anciennes créations, il est responsable des jardins royaux, des arbres de la nouvelle orangerie construite par Mansart. En 1678, il entreprend la création d’un nouveau potager, l’actuel « Potager du Roi » qui le rend plus célèbre encore.
Craignant d’être mal imité, La Quintinie rédige les Instructions pour les jardins fruitiers et potagers, publiées par son fils à titre posthume en 1690. Il y livre l’essentiel de ses expériences et découvertes dans le domaine des primeurs, mais aussi de la taille des fruitiers.
Il est le premier à avoir mis en évidence le rôle de la sève dans la croissance et la fructification des arbres fruitiers, ainsi que le système racinaire des arbres, et les précautions à prendre lors de leur transplantation.
Devant tant de services rendus, il est anobli en 1687 par Louis XIV.
Il meurt le 11 novembre 1688. Louis XIV confie à sa veuve : « Madame, nous avons fait une grande perte que nous ne pourrons jamais réparer ».
* biographie tirée du blog Louis le roi Soleil
Biographie de Karl von Linné (1707-1778)*
Linné, fils d’un pasteur suédois sans fortune, connaît une jeunesse austère et studieuse. Il étudie la médecine et la botanique (qui est à l’époque une branche de la médecine). En 1732, la Société des sciences d’Uppsala l’envoie en expédition en Laponie, où il découvre avec émerveillement une flore inconnue. Au retour, il part aux Pays-Bas et y acquiert le titre de docteur en médecine.
Dès 1735 à Leyde, il publie un court opuscule exposant sa méthode de classification (Systema naturae). Il marche dans les pas du naturaliste anglais John Ray et du français Sébastien Vaillant, mais va plus loin qu’eux. Depuis le XVIe siècle, les naturalistes ont en effet amoncelé de façon empirique une masse d’informations et le besoin de les ordonner se fait sentir. Linné veut réorganiser ce savoir suivant un ordre précis. Pour élaborer son système de classification, il s’inspire de John Ray, botaniste de la fin du XVIIe siècle et de sa définition du concept d’espèce : « ensemble d’individus qui engendrent, par la reproduction, d’autres individus semblables à eux- mêmes ».
L’ambition de Linné est d’imposer un système descriptif rationnel et universel, valable aussi bien pour les végétaux que pour les animaux et les minéraux. Il prend pour critères de détermination les caractères sexuels.
Sébastien Vaillant, botaniste français, localisait les organes reproducteurs dans le corps de la fleur; Linné, s’abritant derrière maintes précautions littéraires, les place dans les étamines et les pistils, comparant le calice à un lit nuptial et la corolle à un rideau pudique (Philosophia Botanica, 1751). Il note le nombre, la figure, la proportion et la position des étamines et groupe les plantes en vingt-quatre classes, qu’il divise en ordres suivant l’analyse rigoureuse de la combinaison des étamines et des pistils. Il détermine le genre par la seule observation des étamines et dote chaque espèce d’un nom et d’un prénom.
Il invente un véritable langage international de dénomination des plantes, qu’il étendra aux animaux – un système binominal, composé du nom du genre et du nom de l’espèce, dérivés du latin ou de la forme vernaculaire latinisée, ou encore du nom du découvreur latinisé.

Grâce à ce système, tout végétal ou tout animal rencontré peut être identifié. La chasse aux spécimens se développe. Linné envoie ses propres élèves et collaborateurs aux quatre coins du monde, dans des régions encore inexplorées par les naturalistes, quelquefois au prix de leur vie. On assiste à une véritable fièvre de l’inventaire. Chaque expédition maritime emmène son naturaliste et son dessinateur.
En dépit des résistances, la classification de Linné représentera un modèle pour des générations de naturalistes; les propres collaborateurs de Buffon, son opposant le plus farouche, finiront par l’accepter. Mais fondée sur une certitude : la fixité des espèces (« nous comptons aujourd’hui autant d’espèces qu’il en fut créé à l’origine » était le credo de Linné, fidèle au mythe biblique de la Création), cette taxicomie ne résistera pas aux thérories du transformisme et de l’évolution. En revanche, son système de nomenclature est toujours en usage.
Œuvres principales :
- Systema naturae (1735),
- Philosophia Botanica (1751).
* biographie tirée du site Bnf – Tous les savoirs du monde
Biographie de Jean-Baptise de Lamarck (1744-1829)*
Né à Bazentin (Somme) dans une famille picarde peu fortunée, qui voue ses enfants à la carrière militaire, Lamarck débute comme officier d’infanterie sur le front de Westphalie pendant la guerre de Sept ans.
Obligé de quitter l’armée à la suite d’un accident, il se passionne pour la botanique lors d’un séjour à Monaco (1764). Il entreprend des études de médecine à Paris, en 1768, vivant d’une maigre pension et de petits emplois. Remarqué par Buffon (intendant du Jardin du Roi de 1739 à 1788), il devient correspondant du Jardin.
En 1778, l’Imprimerie royale publie sa Flore française, où il donne des clefs dichotomiques permettant à chacun d’identifier les plantes. Cet ouvrage lui apporte une notoriété immédiate et lui vaut d’être élu à l’Académie des sciences l’année suivante.
Progressiste, ami des philosophes des Lumières, il participe, en 1793, à la création du Muséum national d’Histoire Naturelle et n’hésite pas, à cinquante ans, à se reconvertir : il devient professeur de zoologie, chargé d’enseigner la zoologie des invertébrés. C’est lui qui invente le mot biologie pour désigner la science des êtres vivants. Il est considéré comme le fondateur de cette discipline.
En 1801 paraît la première édition de son Système des animaux sans vertèbres. Ce sont les difficultés rencontrées dans l’élaboration de cette classification qui l’amène à l’idée de la variabilité des espèces et dès 1800, lors d’une leçon inaugurale, il présente sa doctrine transformiste. Une première théorie de l’évolution organique est exposée dans sa Philosophie zoologique, publiée en 1809, et passe quasiment inaperçue. D’après lui, les changements survenus à la surface du globe ont provoqué des modifications d’habitat, donc des conditions et des modes de vie des organismes, les contraignant à s’adapter ; ainsi, le non-usage de tel organe impose sa perte ; les organismes tendent vers la complexité croissante et le perfectionnement de génération en génération.
Cette théorie :
- repose sur l’hérédité des caractères acquis et
- s’oppose à celle des bouleversements universels de Cuvier. Celui-ci, directeur du Muséum, combat violemment Lamarck et lui reproche de construire « de vastes édifices sur des bases imaginaires ».
Critiqué, souvent même raillé, Lamarck n’en continue pas moins sa fresque du monde animal, Histoire naturelle des Animaux sans vertèbres (1815-1822), soutenu par l’affection de ses filles (il est quatre fois veuf !). L’une d’elle, Cornélie, écrit sous la dictée de son père, aveugle les dix dernières années de sa vie, la partie ultime de son oeuvre sur « les connaissances positives de l’homme »
Œuvres principales :
- Flore française (1778),
- Philosophie zoologique (1809),
- Système des animaux sans vertèbres (1801, 1815-1822).
* biographie tirée du site Bnf – Tous les savoirs du monde
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