Archive pour la catégorie ‘Citations’

B comme Biome

“Ensemble de compatibilités de vie. Espace territorial formé de l’addition des zones climatiques semblables entre elles accueillant des êtres dont les exigences de vie sont identiques. Le biome méditerranéen se compose de l’ensemble des secteurs soumis au climat méditerranéen sur la planète : pourtour de la Méditerranée, Californie, Chili central, région du Cap, Sud-Ouest Australien etc. (cf. Jardins du Rayol).”

Abécédaire pour une écologie humaniste

Gilles Clément, Louisa Jones

in “Une écologie humaniste” – Éditions Aubanel – 2007

A comme Aventure

“Face à la prédation naturelle – échapper à l’oiseau, à la chauve-souris – la traversée d’un champ, pour un papillon est une aventure. L’aventure n’est pas un argument de tour-opérateur, c’est le risque quotidien de tout écosystème en état de fonctionnement.”

Abécédaire pour une écologie humaniste

Gilles Clément, Louisa Jones

in “Une écologie humaniste” – Éditions Aubanel – 2007

Parcours et fabriques

“Si le contenu du jardin dépend du thème choisi et son dessin des caractéristiques du site, la volonté de recevoir du public, celle de raconter une histoire, qu’elle soit imaginaire ou réelle, exige la définition d’un parcours. Et, comme dans la plupart des jardins, ce sont les circulations qui structurent la composition.

Le parcours d’un jardin thématique n’est pas aléatoire : dans toutes les histoires, il y a un début, une fin et des chapitres pour aller de l’un à l’autre. Aussi notre jardin  a-t-il une entrée, une sortie et des passages obligés, matérialisés par des éléments remarquables. Ces derniers peuvent être des végétaux exceptionnels par leur taille, leur rareté, leur floraison ou une taille particulière.

Ce sont aussi des fabriques, vocable qui désigne des architectures propres au jardin, qui accompagnent le visiteur. Fontaines et bassins, ponts, pyramides et obélisques, pergola ou belvédère, sculptures sont autant de chapitres dans l’histoire de notre jardin.”

Eric Ossart et Arnaud Maurières, Créateurs-pépiniéristes, paysagistes, jardiniers, artisans…

in “Les jardins de Ossart et Maurières”

La friche

“J’aime la friche, car on n’y trouve rien qui ait à voir avec la mort. La promenade dans la friche est ouverte à toutes les interrogations car tout ce qui s’y passe est destiné à éluder les spéculations les plus hasardeuses. Le fait que l’IFLA (International Foundation of Landscape Architecture) assimile les friches industrielles à un paysage en danger est très révélateur. Il revient à dénoncer la reconquête d’un sol comme une dégradation, alors que c’est tout le contraire. Il s’agit là d’une rémanence de certitudes figées : l’homme qui a gagné du terrain ne doit pas en céder. Tout ce que l’homme abandonne au temps offre au paysage la chance d’être à la fois marqué par lui et affranchi de lui.”

Gilles Clémént, paysagiste, jardinier

in “Neuf Jardins, approche du jardin planétaire” – Éditions Actes Sud – 2008

Homo Écolo

Highline - New-York

“Certains lobbies écologistes parlent et agissent comme si l’Homo sapiens ne faisait pas partie du système écologique. Ils promeuvent l’idée que seules les plantes natives devraient être employées dans un contexte donné. Mais nous, humains, avons également des besoins, entre autres celui d’un environnement attrayant où les plantations ornementales jouent un grand rôle. Quelle contradiction y a-t-il entre un design à fort impact visuel et le souci des espèces sauvages ? Les deux ne peuvent-ils pas cohabiter ? Une autre objection aux intransigeants est la suivante : beaucoup de zones urbaines et d’autres aménagements territoriaux sont si artificiels qu’il ne s’agit pas de savoir s’il faut les agrémenter de plantes indigènes, mais bien plutôt quelles espèces s’adapteront le mieux.”

Piet Oudolf, Noël Kingsbury – Paysagistes, pépiniéristes

in Jardins d’avenir – Éditions du Rouergue – 2006

Land Art

“L’artiste qui travaille avec la terre travaille avec le temps.”

Walter de Maria, artiste du Land Art

Déshérence

“C’était un terrain vague situé sur les derniers remparts d’une ville médiévale. Un talus d’abord, puis une terrasse qui domine la vallée du Cérou. L’endroit avait du charme et sa déshérence n’était pas pour nous déplaire : c’était le lieu de tous les possibles.

Et tout fut fait !”

Eric Ossart et Arnaud Maurières, Créateurs-pépiniéristes, paysagistes, jardiniers, artisans…

in “Les jardins de Ossart et Maurières”, à propos du Jardin des Paradis à Cordes-sur-Ciel

Géométrie

“Le paysage est un écheveau “saturé de détails” et de singularités, la nature est le plus souvent hétérogène et n’a pas d’ordre apparent ; cependant, pour œuvrer dans ce “brouillard de multiplicités” dont parle Michel Serres, il faut nécessairement avoir recours à la géométrie, au cordeau … ne serait-ce que pour approcher la réalité et s’informer sur elle.
Pour ceux qui travaillent la terre, la géométrie n’est pas un objet théorique, un ordre esthétique, elle s’impose comme une nécessité expérimentale, comme l’objet indispensable de la connaissance du territoire sur lequel ils fondent leurs entreprises.”

Michel Corajoud, paysagiste

in Nature and geometry, 1989

Garten

“Jardin vient de “Garten” : un enclos dans lequel on protège le meilleur. Le meilleur des plantes. Le meilleur de l’espace, de la lumière, de l’art de vivre ; le meilleur de la pensée : c’est un lieu de méditation.”

Gilles Clémént, paysagiste, jardinier

Paradis

“Il y a plus de plaisir à faire un jardin qu’à contempler le paradis.”

Anne Scott-James (1913-2009), journaliste et écrivain

Jardin de mots
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