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Biographie de Karl von Linné (1707-1778)*

Linné, fils d’un pasteur suédois sans fortune, connaît une jeunesse austère et studieuse. Il étudie la médecine et la botanique (qui est à l’époque une branche de la médecine). En 1732, la Société des sciences d’Uppsala l’envoie en expédition en Laponie, où il découvre avec émerveillement une flore inconnue. Au retour, il part aux Pays-Bas et y acquiert le titre de docteur en médecine.

Dès 1735 à Leyde, il publie un court opuscule exposant sa méthode de classification (Systema naturae). Il marche dans les pas du naturaliste anglais John Ray et du français Sébastien Vaillant, mais va plus loin qu’eux. Depuis le XVIe siècle, les naturalistes ont en effet amoncelé de façon empirique une masse d’informations et le besoin de les ordonner se fait sentir. Linné veut réorganiser ce savoir suivant un ordre précis. Pour élaborer son système de classification, il s’inspire de John Ray, botaniste de la fin du XVIIe siècle et de sa définition du concept d’espèce : « ensemble d’individus qui engendrent, par la reproduction, d’autres individus semblables à eux- mêmes ».

L’ambition de Linné est d’imposer un système descriptif rationnel et universel, valable aussi bien pour les végétaux que pour les animaux et les minéraux. Il prend pour critères de détermination les caractères sexuels.

Sébastien Vaillant, botaniste français, localisait les organes reproducteurs dans le corps de la fleur; Linné, s’abritant derrière maintes précautions littéraires, les place dans les étamines et les pistils, comparant le calice à un lit nuptial et la corolle à un rideau pudique (Philosophia Botanica, 1751). Il note le nombre, la figure, la proportion et la position des étamines et groupe les plantes en vingt-quatre classes, qu’il divise en ordres suivant l’analyse rigoureuse de la combinaison des étamines et des pistils. Il détermine le genre par la seule observation des étamines et dote chaque espèce d’un nom et d’un prénom.

Il invente un véritable langage international de dénomination des plantes, qu’il étendra aux animaux – un système binominal, composé du nom du genre et du nom de l’espèce, dérivés du latin ou de la forme vernaculaire latinisée, ou encore du nom du découvreur latinisé.

Grâce à ce système, tout végétal ou tout animal rencontré peut être identifié. La chasse aux spécimens se développe. Linné envoie ses propres élèves et collaborateurs aux quatre coins du monde, dans des régions encore inexplorées par les naturalistes, quelquefois au prix de leur vie. On assiste à une véritable fièvre de l’inventaire. Chaque expédition maritime emmène son naturaliste et son dessinateur.

En dépit des résistances, la classification de Linné représentera un modèle pour des générations de naturalistes; les propres collaborateurs de Buffon, son opposant le plus farouche, finiront par l’accepter. Mais fondée sur une certitude : la fixité des espèces (« nous comptons aujourd’hui autant d’espèces qu’il en fut créé à l’origine » était le credo de Linné, fidèle au mythe biblique de la Création), cette taxicomie ne résistera pas aux thérories du transformisme et de l’évolution. En revanche, son système de nomenclature est toujours en usage.

Œuvres principales :

  • Systema naturae (1735),
  • Philosophia Botanica (1751).

* biographie tirée du site Bnf – Tous les savoirs du monde

La méthode

“La méthode, âme de la science, désigne à première vue n’importe quel corps de la nature, de telle sorte que ce corps énonce le nom qui lui est propre, et que ce nom rappelle toutes les connaissances qui ont pu être acquises, au cours du temps, sur le corps ainsi nommé ; si bien que, dans l’extrême confusion apparente des choses, se découvre l’ordre souverain de la nature.”

Karl von Linné, médecin, botaniste, naturaliste (1707-1778) – Auteur de la classification animale et végétale encore utilisée de nos jours.

in Systema Naturae, 1766-1767.

Biographie de Jean-Baptise de Lamarck (1744-1829)*

Jean-Baptiste de LamarckNé à Bazentin (Somme) dans une famille picarde peu fortunée, qui voue ses enfants à la carrière militaire, Lamarck débute comme officier d’infanterie sur le front de Westphalie pendant la guerre de Sept ans.

Obligé de quitter l’armée à la suite d’un accident, il se passionne pour la botanique lors d’un séjour à Monaco (1764). Il entreprend des études de médecine à Paris, en 1768, vivant d’une maigre pension et de petits emplois. Remarqué par Buffon (intendant du Jardin du Roi de 1739 à 1788), il devient correspondant du Jardin.

En 1778, l’Imprimerie royale publie sa Flore française, où il donne des clefs dichotomiques permettant à chacun d’identifier les plantes. Cet ouvrage lui apporte une notoriété immédiate et lui vaut d’être élu à l’Académie des sciences l’année suivante.

Progressiste, ami des philosophes des Lumières, il participe, en 1793, à la création du Muséum national d’Histoire Naturelle et n’hésite pas, à cinquante ans, à se reconvertir : il devient professeur de zoologie, chargé d’enseigner la zoologie des invertébrés. C’est lui qui invente le mot biologie pour désigner la science des êtres vivants. Il est considéré comme le fondateur de cette discipline.

En 1801 paraît la première édition de son Système des animaux sans vertèbres. Ce sont les difficultés rencontrées dans l’élaboration de cette classification qui l’amène à l’idée de la variabilité des espèces et dès 1800, lors d’une leçon inaugurale, il présente sa doctrine transformiste. Une première théorie de l’évolution organique est exposée dans sa Philosophie zoologique, publiée en 1809, et passe quasiment inaperçue. D’après lui, les changements survenus à la surface du globe ont provoqué des modifications d’habitat, donc des conditions et des modes de vie des organismes, les contraignant à s’adapter ; ainsi, le non-usage de tel organe impose sa perte ; les organismes tendent vers la complexité croissante et le perfectionnement de génération en génération.

Cette théorie :

  • repose sur l’hérédité des caractères acquis et
  • s’oppose à celle des bouleversements universels de Cuvier. Celui-ci, directeur du Muséum, combat violemment Lamarck et lui reproche de construire « de vastes édifices sur des bases imaginaires ».

Critiqué, souvent même raillé, Lamarck n’en continue pas moins sa fresque du monde animal, Histoire naturelle des Animaux sans vertèbres (1815-1822), soutenu par l’affection de ses filles (il est quatre fois veuf !). L’une d’elle, Cornélie, écrit sous la dictée de son père, aveugle les dix dernières années de sa vie, la partie ultime de son oeuvre sur « les connaissances positives de l’homme »

Œuvres principales :

  • Flore française (1778),
  • Philosophie zoologique (1809),
  • Système des animaux sans vertèbres (1801, 1815-1822).

* biographie tirée du site Bnf – Tous les savoirs du monde

Évolution

“Dans tout ce que la nature opère, elle ne fait rien brusquement.”Jean-Baptiste de Lamarck

Jean-Baptiste Pierre-Antoine de Monet, chevalier de Lamarck, naturaliste (1744-1829)

Le jardin en mouvement 3

“Les plantes voyagent. Les herbes surtout. Elles se déplacent en silence à la façon des vents. On ne peut rien contre le vent. En moissonnant les nuages, on serait surpris de récolter d’impondérables semences mêlées de loess, poussières fertiles.

Déjà dans le ciel se dessinent d’imprévisibles paysages. L’évolution y trouve son compte. La société non. Le moindre projet gestionnaire se heurte au calendrier prévisionnel.

Comment ordonner, hiérarchiser, taxer : le possible surgit à tout moment.

Comment maintenir le paysage, quelle grille technocratique appliquer aux débordements de la nature, à sa violence ?

Le projet de contrôle total trouve des alliés inattendus : les radicaux de l’écologie, les tenants de la nostalgie. Rien ne doit changer, notre passé en dépend. ; ou bien : rien ne doit changer, la biodiversité en dépend.

Haro sur le vagabondage !”

Gilles Clémént, paysagiste, jardinier

in “Neuf Jardins, approche du jardin planétaire” – Éditions Actes Sud – 2008

Les produits phytosanitaires

Auxiliaire de jardin

Il se sont beaucoup répandus dans les jardins… et continuent de l’être encore ! Pourtant, les produits phytosanitaires, appelés aussi intrants, sont à manier avec précaution, voire une extrême parcimonie.

Il existe plusieurs types de produits phyto qui n’ont de “sanitaire” que le nom.

Il s’agit en fait de produits qui tuent :

  • des adventices = herbicides,
  • des insectes = insecticides,
  • des bactéries ou des champignons = fongicides.

Les produits phytosanitaires se décomposent en deux catégories :

  • les produits d’origine naturelle (bouillie bordelaise, soufre, pyrèthre…etc),
  • les produits de synthèse (ex : le glyphosate, le plus connu des herbicides, très connu sous le nom commercial de “Round-up”).

Qu’ils soient d’origine naturelle ou  de synthèse, préventifs ou curatifs, aucun de ces produits n’est exempt d’effets secondaires. Beaucoup contiennent des substances cancérigènes, mutagènes ou reprotoxiques. Ces informations figurent obligatoirement sur les étiquettes des emballages, il suffit de les lire…

Toxique et très toxique

Explosif

Corrosif

Inflammable

Dangereux pour l'environnement

Il faut bien se dire que si ces produits tuent des organismes vivants, c’est qu’ils auront aussi un effet sur notre santé et sur l’environnement. Il est donc essentiel de se protéger au maximum lors de leur application : port de masque, gants, lunettes et combinaison obligatoires.

Pensez aussi à protéger vos enfants en leur interdisant l’accès à une pelouse traitée pendant 15 jours après l’application du produit. Enfin, l’application des produits phytosanitaires doit se faire par temps sec et sans vent afin ne favoriser aucune diffusion intempestive du produit.

Une approche plus écologique du jardin permet de se passer partiellement et même complètement de ces produits  grâce à plusieurs opérations de prévention :

  • Protégeons les abeilles

    un paillage épais de tous les massifs qui évite la pousse des adventices,

  • une désinfection systématique des outils de taille afin d’éviter la contamination des plantes entre elles par les bactéries ou les champignons,
  • le chaulage des troncs des fruitiers et même de certains arbres d’ornement,
  • l’utilisation d’un engrais organique à préférer à un engrais chimique,
  • l’utilisation d’auxiliaires biologiques tels que la coccinelle ou le chrysope pour combattre les insectes non désirés au jardin,
  • changer notre regard : les “mauvaises herbes” sont des plantes sauvages tout à fait naturelles et souvent très belles quand on prend la peine de les regarder.

Aujourd’hui, de plus en plus de communes choisissent l’option “Zéro phyto” en appliquant des plans de désherbage ciblés et en utilisant largement les méthodes préventives citées ci-dessus.

Pour en savoir plus :

Antiseptique

Se dit d’une substance qui tue les bactéries.

Le chaulage

Connue depuis fort longtemps comme antiseptique et antifongique, la chaux est largement utilisée en horticulture.

Elle est en particulier préconisée pour traiter les arbres fruitiers et les agrumes. On appelle cette technique le chaulage des troncs.

Une application tous les deux ans au milieu de l’hiver (hors gel, cependant !) permet de protéger vos arbres des attaques de parasites (insectes) ou de champignons porteurs de maladies cryptogamiques (chancre, cloque, moniliose, tavelure…) ou bactériennes.

Vous pouvez vous procurer le lait de chaux prêt à l’emploi. Il est vendu en bidon sous l’appellation “Blanc arboricole“.

Vous pouvez également le fabriquer vous-même, c’est très facile.

Ingrédients :

  • de la chaux agricole éteinte (en vente en jardinerie)
  • de l’eau

Recette :

Dans un récipient peu fragile, suffisamment grand et ne craignant pas la chaleur (un vieux seau, une vieille bassine métalliques de préférence), mélangez un volume de chaux pour 2 à 3 volumes d’eau.
Mélangez bien.
Laissez reposer une nuit.
Après les avoir préalablement brossés, appliquez le “lait de chaux” sur le tronc avec un gros pinceau à badigeon jusqu’au niveau des premières branches.

Attention au bouillonnement et au dégagement de chaleur produits par la chaux lorsque vous y ajoutez l’eau. Portez des gants, un masque et des lunettes de protection. Ne mettez pas votre visage au dessus du récipient au moment de verser l’eau.

Le petit plus : un tronc chaulé est très esthétique. Certains l’utilisent même comme matériau de création artistique “Land Art” en entourant les troncs d’un ruban adhésif qui sera retiré par la suite pour laisser simplement “l’empreinte” de chaux.

L’écologie

“Dans l’acceptation scientifique du terme, l’écologie est avant tout une sous-discipline de la biologie, définie par le zoologiste allemand Haeckel en 1866 comme étant l’étude des interrelations entre les êtres vivants avec les milieux qu’ils habitent. C’est par extension que l’écologie recouvre aujourd’hui un très vaste domaine englobant la protection de ces milieux, donc de la nature, ainsi que celle de l’homme et de sa santé, cet homme que Haeckel n’avait pas inclus dans sa définition première.”

Jean-Marie Pelt, biologiste, pharmacologue, président de l’Institut européen d’écologie

in “Nouveau tour du monde d’un écologiste” – Éditions Fayard, 2005

L’allergie au pollen

Rhinite allergiquePlus de 20% de la population française* présente une allergie respiratoire. Elle se traduit par différents symptômes qui vont de la simple rhinite à la crise d’asthme.

Il s’agit donc aujourd’hui d’un problème de santé publique dont se soucient de plus en plus de communes, mais aussi de particuliers sensibilisés, dans l’aménagement de leurs espaces verts.

Le phénomène allergique est dû à deux facteurs: l’hérédité des individus et l’exposition aux allergènes qui provoque une sensibilisation progressive.Structure d'un grain de pollen

Les allergènes respirés avec l’air extérieur sont véhiculés par les grains de pollen mâles et plus spécifiquement ceux des espèces anémophiles (véhiculé par le vent).

Les espèces entomophiles, dont le pollen est véhiculé par les insectes, représentent 80 % des espèces végétales et  sont  peu  ou pas allergisantes.

Cependant, tous les pollens ne sont pas dangereux.

Le pollen est allergisant:

  • quand il est émis en grande quantité par les arbres ou les plantes herbacées
  • quand il est de petite taille
  • quand il possède un fort pouvoir allergisant

Pollen de bouleauIl ne faut pas confondre le potentiel allergisant et le risque allergique.

  • Le risque allergique correspond à la quantité de pollens dans l’air. Il varie selon les saisons, la situation géographique, la météorologie. Il existe des calendriers polliniques pour chaque région qui rendent compte de ces informations.
  • Le potentiel allergisant est lié aux qualités intrinsèques du pollen et varie d’une espèce à l’autre. Les grains de pollen libèrent des particules protéiques. C’est la nature de ces particules qui détermine le potentiel allergisant d’une plante.

Dans la conception de votre jardin, la prise en compte de l’allergie au pollen est capitale.

Jardins d’Anne A. saura vous indiquer les plantes les mieux adaptées à votre allergie, et ainsi concevoir le jardin qui sera pour vous un espace de détente agréable, sans menace pour votre santé.

* Source RNSA (Réseau National de Surveillance des Allergies)

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