Articles avec le tag ‘écologique’

Homo Écolo

Highline - New-York

“Certains lobbies écologistes parlent et agissent comme si l’Homo sapiens ne faisait pas partie du système écologique. Ils promeuvent l’idée que seules les plantes natives devraient être employées dans un contexte donné. Mais nous, humains, avons également des besoins, entre autres celui d’un environnement attrayant où les plantations ornementales jouent un grand rôle. Quelle contradiction y a-t-il entre un design à fort impact visuel et le souci des espèces sauvages ? Les deux ne peuvent-ils pas cohabiter ? Une autre objection aux intransigeants est la suivante : beaucoup de zones urbaines et d’autres aménagements territoriaux sont si artificiels qu’il ne s’agit pas de savoir s’il faut les agrémenter de plantes indigènes, mais bien plutôt quelles espèces s’adapteront le mieux.”

Piet Oudolf, Noël Kingsbury – Paysagistes, pépiniéristes

in Jardins d’avenir – Éditions du Rouergue – 2006

Biodiversité

“Ces dernières années, l’idée que les jardins sont autant de refuges pour la faune sauvage s’est de plus en plus imposée. C’est encore plus vrai pour les zones urbaines ou périurbaines. Même sans être spécifiquement gérés en tant que tels, les jardins et espaces verts offrent des habitats tout à fait appréciables à la faune, et ils accueillent la biodiversité bien plus que ne le fait un champ d’agriculture intensive. Les jardins conçus dans le respect de la biodiversité s’insèrent donc à leur manière dans le vaste tissu écologique.”

Piet Oudolf, Noël Kingsbury – Paysagistes, pépiniéristes

in Jardins d’avenir – Éditions du Rouergue – 2006

Un aménagement écologique à La Courrouze

Intégré au tout nouveau quartier  de La Courrouze, à Rennes, cette  résidence Seniors associée à des logements collectifs, s’inscrit dans un projet global guidé par le respect d’un objectif  HQE (haute qualité environnementale).

A ce titre, le volet paysage bénéficie d’un rôle important.

Autour d’une serre horticole, des éléments paysagers forts s’articulent :

  • les terrasses végétalisées,
  • le verger conservatoire,
  • un îlot central dédié à la détente qui conjugue  l’aspect fonctionnel d’un chemin de traverse entre deux bâtiments,
  • l’ambiance particulière des passerelles forestières.

Ce projet est en cours de réalisation.

Maisons passives

Anne BERTUCCI et Michel OGIER signent à quatre mains ce bel ouvrage sur ces maisons sans chauffage, dites passives, et les propositions architecturales qui en découlent.

Vers la maison sans chauffage, 20 maisons BBC ou passives - Anne Bertucci, Michel Ogier - Éditions Ouest France

Évolution

“Dans tout ce que la nature opère, elle ne fait rien brusquement.”Jean-Baptiste de Lamarck

Jean-Baptiste Pierre-Antoine de Monet, chevalier de Lamarck, naturaliste (1744-1829)

Mur végétal

Patrick Blanc, Musée du Quai Branly

Le mur végétal est originellement une colonisation naturelle des murs par les plantes.

Autrefois considérée comme un problème, ce jardin vertical est devenu un élément esthétique de décors, plus ou moins artificiels.

Il fut mis en avant par son créateur Patrick Blanc, botaniste et spécialiste des plantes de sous-bois tropicales.

Le mur végétal appelé jardin ou écosystème vertical permet d’ aménager un espace intérieur ou extérieur. Il s’avère particulièrement intéressant pour l’aménagement de petits espaces exigus.

Une toile vivante

Réalisation Jardin Unique

Dessinez, peignez, sculptez, illuminez vos espaces de vie grâce aux multiples variétés de plantes existantes pour les murs végétaux : une simple façade peut devenir une œuvre d’art.

Outre ses vertus esthétiques, le mur végétalisé possède des vertus écologiques.

Placé à l’extérieur d’un bâtiment, il permet l’épuration de l’air et la production d’oxygène. L’ évapotranspiration de la végétation contribue au rafraîchissement de l’air et à une régulation de l’hygrométrie.

Il protège le bâtiment contre l’effet corrosif des pollutions et diminue les risques de crues urbaines. Les racines dégradent ou absorbent de nombreux polluants et certains gaz à effet de serre. Il contribue à une meilleure régulation thermique du bâtiment, et sert d’écran contre les vents dominants, les intempéries, le bruit, l’ensoleillement.

Il existe différents types de murs végétaux.

Le plus répandu est simplement constitué d’une plante grimpante plantée dans le sol, à l’extérieur, qui vient coloniser le mur.

Un autre dispositif, grâce à la mise en place de jardinières ou de balconnières permet d’intégrer la flore au bâti.

Enfin, il est possible désormais d’installer un mur conçu pour être végétalisé et contenant le substrat des plantes.

Afin d’assurer la pérennité de votre mur certaines précautions sont à prendre.

Le choix des espèces se fait en fonction des conditions climatiques du site d’installation, intérieur ou extérieur.

Il faut prendre en compte les risques de salissures par les spores de fougères, de mousses et de champignons.

Mal installé, il peut exister des risques de court-circuit en cas d’éclairage artificiel, de chauffage, de pompes…

Certains murs maçonnés à la terre ou à la chaux hydraulique doivent être protégés de la pénétration de racines susceptibles de les dégrader.

Ce mur vivant a besoin d’un entretien et de vérifications régulières, pour embellir votre quotidien.

Le mieux est d’en confier l’installation et la maintenance à un professionnel.

Pour davantage d’informations sur les murs végétaux (fournisseurs, partenaires), contactez Jardins d’Anne A.

Le jardin en mouvement 3

“Les plantes voyagent. Les herbes surtout. Elles se déplacent en silence à la façon des vents. On ne peut rien contre le vent. En moissonnant les nuages, on serait surpris de récolter d’impondérables semences mêlées de loess, poussières fertiles.

Déjà dans le ciel se dessinent d’imprévisibles paysages. L’évolution y trouve son compte. La société non. Le moindre projet gestionnaire se heurte au calendrier prévisionnel.

Comment ordonner, hiérarchiser, taxer : le possible surgit à tout moment.

Comment maintenir le paysage, quelle grille technocratique appliquer aux débordements de la nature, à sa violence ?

Le projet de contrôle total trouve des alliés inattendus : les radicaux de l’écologie, les tenants de la nostalgie. Rien ne doit changer, notre passé en dépend. ; ou bien : rien ne doit changer, la biodiversité en dépend.

Haro sur le vagabondage !”

Gilles Clémént, paysagiste, jardinier

in “Neuf Jardins, approche du jardin planétaire” – Éditions Actes Sud – 2008

Le jardin en mouvement 2

“Mode d’emploi : prenez un terrain proportionné à vos forces, attendez les pluies de septembre, et jetez le mélange de graines que vous avez préparé. Plongez les mains dans les graines huileuses du lin et de la phacélie, engagez le geste du semeur avec fermeté en balançant le bras devant pour que s’ouvrent les doigts et s’échappe la semence. Recommencez, selon le rythme de vos pas, jusqu’à ce que vous ayez épuisé votre provision.

Reposez-vous pendant deux à trois semaines puis venez un matin observer les plantules de nielles, de pavots, cynoglosses, bourraches, molènes et bleuets, qui forment sur le sol un duvet vert-de-gris.

Ne faites rien jusqu’au printemps suivant.

Formez les îles et entre elles, les chemins du jardin. Recommencez la tonte aux mêmes endroits, jusqu’en juillet. A partir de cette époque et jusqu’en septembre, surveillez le terrain, de nouvelles espèces apparaissent. Supprimez les îles de fleurs fanées sitôt leurs graines répandues. Ménagez avec soin les jeunes semis qui apparaissent et dessinez de nouvelles îles dans l’herbe.

D’eux-même les chemins se tracent. Nouveaux, eux aussi, ils ont changé de place.

Retournez-vous et constatez, tout est différent, tout est égal, tout est plein d’herbes voulues et d’autre imprévues, vous venez d’inventer le jardin en mouvement.”

Gilles Clémént, paysagiste, jardinier

in “Neuf Jardins, approche du jardin planétaire” – Éditions Actes Sud – 2008

Le Jardin en mouvement 1

“Le jardin en mouvement interprète et développe les énergies présentes sur le lieu et tente de travailler le plus possible avec, et le moins possible contre la nature. Il doit son nom au mouvement physique des espèces végétales sur le terrain, que le jardinier interprète à  sa manière.

Des fleurs s’installent au milieu d’ un sentier, contraignant le jardinier à choisir : conserver le passage, ou les fleurs ?

Le jardin en mouvement recommande de respecter les espèces qui s’installent de façon autonome. Ces principes bouleversent la conception formelle du jardin qui, dans ce cas, se trouve totalement confié aux mains du jardinier.

Le tracé du jardin, qui change continuellement, est le résultat du travail de celui qui l’entretient, et non d’une idée élaborée à la table à dessin.”

Gilles Clémént, paysagiste, jardinier

in “Neuf Jardins, approche du jardin planétaire” – Éditions Actes Sud – 2008

Un jardin naturel

“Elle a jeté les noyaux de pêches, de prunes ou des noix, et, à leur bonne fortune, invisible à l’œil inattentif, un pêcher, un prunier et un noyer, parmi les herbes et les fleurs, ont trouvé l’asile d’une terre généreuse. Cette végétation disparate conforte l’aspect naturel du jardin,son air campagnard, et l’on pourrai penser que la nature y a prodigué ses fruits spontanément.”

Michel Ogier, photographe, écrivain

in “le Jardin de ma mère” – Éditions Siloë - 2005

Jardin de mots
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